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jeudi 10 août 2017

Fermeture annuelle de la librairie du 13 au 21 août inclus !

Retrouvez- nous à la rentrée avec au programme : des rencontres et des découvertes, la fête de la rue Davy, l’anniversaire de la librairie et la sélection de notre prix des lecteurs.
D'ici là, nous vous souhaitons un bel été et de bonnes vacances !


Dessin de Thierry Vernet, extrait de « Tous les coqs du matin chantaient », éditions Zoé, 2013.

jeudi 13 juillet 2017

En juillet, la librairie L'Usage du Monde sera fermée:
- le vendredi 14 juillet 2017
- le dimanche 30 juillet 2017

mercredi 31 mai 2017

Les rencontres du mois de juin à l'Usage du Monde



Jeudi 08 juin 2017 à partir de 19h00
Rencontre avec
Mathilde Ramadier
autour de la bande-dessinée
Et il foula la terre avec légèreté
(éditions Futuropolis)


Alors que rien ne l’y préparait, un jeune ingénieur parisien d’une compagnie pétrolière multinationale voit ses priorités de vie remises en question par la découverte d’un petit paradis sur Terre, les îles Lofoten au nord de la Norvège. A la rencontre de ses habitants, il va se confondre à une idée nouvelle du monde. Mathilde Ramadier et Laurent Bonneau signent un voyage poétique et contemplatif, inspiré du philosophe Norvégien Arne Næss, fondateur du mouvement de l’écologie profonde.

Mathilde Ramadier est née en 1987 en France et vit aujourd’hui à Berlin  Elle a une formation de graphiste et a étudié la philosophie et la psychanalyse.

Laurent Bonneau est né en 1988 à Bordeaux et vit aujourd’hui à Narbonne
Il suit un cursus artistique dès le lycée avant de rejoindre l’école Estienne à Paris. Il signe alors avec son frère chez Dargaud pour la trilogie Metropolitan lors de sa deuxième année, avant d’entrer en 2008 à l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris en section Photo-vidéo. Depuis ce diplôme, il vit à Narbonne, en continuant l’alliance du dessin avec la réalisation de courts métrages, qu’il est possible de voir à travers ses expositions notamment.




Jeudi 22 juin 2017 à partir de 19h00
Rencontre autour de la revue
Reliefs
pour la parution du dernier numéro consacré au CIEL
En présence de Camille Juzeau, éditrice
et de Jacques-Marie Bardintzeff, volcanologue.
Éditée sous forme de collection thématique annuelle, RELIEFS est une revue de deux-cents pages, placée au carrefour des sciences et des lettres, de l’aventure et de la géographie. Un trait d’union entre hier et demain pour narrer la connaissance du monde par celles et ceux qui y contribuent, les exploits et destins de scientifiques, chercheurs, explorateurs, écrivains, cinéastes, dans un esprit de curiosité permanent.

Chaque numéro se compose d'un dossier thématique central explorant toutes les facettes d'un territoire donné, autour duquel gravitent de nombreuses rubriques indépendantes, comme autant de portes d'entrée sur la grande aventure de la connaissance de la Terre et de l'Univers : correspondance de voyage, géographie ancienne, photographie et illustration contemporaines, littérature, histoire et philosophie des sciences...

Jacques-Marie Bardintzeff est volcanologue, professeur des universités, agrégé et docteur d’Etat, chercheur associé au CNRS. Il enseigne et poursuit ses recherches à l’Université de Paris-Sud Orsay. Ses travaux portent sur les dynamismes éruptifs et les risques naturels associés. Il a expertisé un très grand nombre de volcans actifs tout autour du globe et a publié des centaines d’articles scientifiques et de nombreux ouvrages sur le domaine.


  

Vendredi 30 juin 2017 à partir de 19h00
à l’occasion du Pari des Libraires,
Rencontre avec les éditions
Le Nouvel Attila
autour de trois titres emblématiques de leur catalogue
qui ont pour point commun d’aborder la capitale parisienne
par le regard des exilés et immigrés qui y vivent.
  

    Nous évoquerons Marx et la poupée de Maryam Madjidi (paru en janvier 2017, prix Goncourt du premier roman), pour son récit d’une enfance entre Téhéran et Paris, marquée par le sceau de « l’intégration », Debout-payé de Gauz (2015), pour sa double vision sociologique du Paris de la consommation dans les grands magasins de la capitale et du Paris de l’immigration dans les cités dortoirs, et enfin, à paraître en septembre 2017, Chaîne, de Saïdou Bokoum (texte remanié depuis la publication chez Denoël en 1972), sur les révoltes d’un étudiant guinéen vivant à Paris dans les années 60.
 

Librairie L’Usage du Monde
32 rue de la Jonquière – Paris 17
01.42.26.65.68
lusagedumonde@live.fr

dimanche 21 mai 2017

Les photos de la rencontre avec Nancy Huston et Guy Oberson

Merci à Nancy Huston, Guy Oberson et les éditions du Chemin de fer pour cette rencontre-lecture-installation autour de Poser nue, leur dernier livre, qui a ravi le public présent jeudi soir à la librairie.

 

Michèle Riot-Sarcey à L'Usage du Monde

C'était le 11 mai dernier à la librairie L'Usage du Monde. Merci beaucoup à Michèle Riot-Sarcey et à Gisèle Berkman pour cette passionnante conversation autour du Procès de la liberté (éditions La Découverte) en présence d'un public captivé.


samedi 6 mai 2017

Jón Kalman Stefánsson à L'Usage du Monde

C'était jeudi soir à la librairie. Une magnifique rencontre avec Jón Kalman Stefánsson. Un grand merci à lui pour sa générosité. Merci également à Margit Lipsker, son interprète, aux éditions Gallimard qui ont rendu possible cet événement à la librairie et au public venu nombreux!

samedi 29 avril 2017

Rencontre avec Nancy Huston & Guy Oberson le jeudi 18 mai à 19h



Jeudi 18 mai 2017 à partir de 19h00
Rencontre avec
Nancy Huston & Guy Oberson
à l’occasion de la parution aux éditions du Chemin de fer de
Poser nue
 

Avec Poser nue, Nancy Huston revient sur les années où elle fut modèle pour des artistes. Elle convoque également les figures d’Anaïs Nin et de Lee Miller avec lesquelles elle partage cette expérience. Trois femmes dont le destin sera de passer du statut de modèle à celui de créatrice.
Dans ce récit très personnel, Nancy Huston révèle sans doute une des sources de sa réflexion peu conventionnelle sur les relations hommes-femmes, le corps et la sexualité.
Les nues de Guy Oberson donnent chair à ce récit et deviennent cette troisième entité qui n’est pas enfant mais effigie, magiquement vivante...

La vérité, c’est que vous aimez passer de longues heures seule à seul avec l’artiste. Sentir le regard à la fois intense et impersonnel de l’homme sur votre peau, vos formes. Sentir qu’ensemble vous faites quelque chose de fort. Sentir, oui, aussi, cela ne fait aucun doute : une telle électricité, entre vous et lui ! C’est même l’un des ingrédients indispensables de l’œuvre d’art. À partir de la matière inanimée, le désir entre vous et lui fera naître une troisième entité qui n’est pas enfant mais effigie, magiquement vivante… Du coup, votre beauté fait partie de la beauté du monde.

Nancy Huston, née au Canada anglais et installée à Paris depuis de nombreuses années, est romancière et essayiste.
Guy Oberson est né en Suisse. Il est artiste visuel pratiquant le dessin, peinture, sculpture et performance. Depuis quelques années, l'artiste travaille également à Paris et Berlin. Il est représenté par la galerie C à Neuchâtel.

Rencontre avec Michèle Riot-Sarcey le jeudi 11 mai à 19h



Jeudi 11 mai 2017 à partir de 19h00
Rencontre avec
Michèle Riot-Sarcey
autour de son livre paru aux éditions La Découverte
Le Procès de la liberté,
une histoire souterraine du XIXe siècle en France
La rencontre sera animée par Gisèle Berkman, philosophe.

     

 Dans Le procès de la liberté, Michèle Riot-Sarcey fait revivre les idées de liberté surgies au cours des expériences ouvrières et des révolutions sociales du XIXe siècle français. Des idées largement oubliées depuis : minoritaires et utopiques, incomprises à leur époque, elles ont été maltraitées par l’histoire devenue canonique. Leur actualité s’impose pourtant aujourd’hui, à l’heure où l’idée de liberté individuelle a été dissociée de la liberté collective et réduite au libéralisme et à l’individualisme.

Ce passé inaccompli est ici revisité à partir de ses traces multiples : publications politiques, archives, romans, poésie, tableau, etc. Avec un souffle singulier, l’auteure restitue l’étonnant parcours de vie de femmes et d’hommes du peuple si nombreux à s’engager dans les chemins de la révolte, révélant ainsi les modalités méconnues de l’effacement de cette histoire. Comme le rôle des idées du « socialiste » Henri de Saint-Simon, qui influença tant de ces acteurs avant de se retrouver au cœur du projet capitaliste et industrialiste du Second Empire. Ou encore celui de Victor Hugo, dont l’immense succès des Misérables contribua à l’oubli de l’esprit de liberté qui avait marqué les insurrections de 1830 et 1848.

Cette fresque audacieuse, aussi excitante à lire qu’elle est remarquablement documentée, démontre la pertinence de la pensée de Walter Benjamin sur la nécessité de « faire exploser les continuités historiques ». Et elle invite à comprendre autrement les symboles aujourd’hui en ruines du XIXe siècle français : philosophie du progrès, contrôle de l’ordre social, « mission civilisatrice » de la république coloniale… Afin de libérer la modernité créatrice de la modernité dévastatrice, ce livre entend ainsi donner à voir sous un jour nouveau les rêves du passé, dont l’actualité prend sens au présent dans la quête d’un avenir radicalement autre.

Michèle Riot-Sarcey, professeure émérite d’histoire contemporaine et d’histoire du genre à l’université Paris-VIII-Saint-Denis, et historienne du politique et du féminisme, est notamment l’auteure de La Démocratie à l’épreuve des femmes. Trois figures critiques du pouvoir, 1830-1848 (Désirée Véret, Jeanne Deroin, Eugénie Ni-boyet) (Albin Michel, 1994), Le Réel de l’utopie (Albin Michel, 1998), Histoire du féminisme (La Découverte, 2002, 2015), 1848, la révolution oubliée (avec Maurizio Gribaudi, La Découverte, 2008, 2009).

samedi 15 avril 2017

Rencontre avec Jón Kalman Stefánsson



Jeudi 04 mai 2017 à partir de 19h00
Rencontre exceptionnelle avec
Jón Kalman Stefánsson
qui sera à la librairie L’Usage du Monde
pour la parution de son dernier roman
À la mesure de l’univers
(éditions Gallimard, Du monde entier)
traduit de l’islandais par Éric Boury
 


  «Et maintenant, il est trop tard, répond Ari, pétri de remords. Anna esquisse un sourire, elle lui caresse à nouveau la main et lui dit, quelle sottise, il n’est jamais trop tard tant qu’on est en vie. Aussi longtemps que quelqu’un est vivant.»
 
À la mesure de l’univers est la suite du roman D’ailleurs, les poissons n’ont pas de pieds. Ari rentre en Islande après avoir reçu une lettre de son père lui annonçant son décès imminent. Le jour se lève sur Keflavík, l’endroit le plus noir de l’île, à l’extrémité d’une lande à la végétation éparse et battue par les vents. Ici, la neige recouvre tout mais, partout, les souvenirs affleurent. Ari retrouve des connaissances qu’il n’a pas vues depuis des années. Ses conversations et ses rencontres le conduisent à s’interroger et finalement à accepter son passé : les deuils, les lâchetés, les trahisons, afin de retrouver celui qu’il était, et qui s’était perdu « au milieu du chemin de la vie ».

Comme dans la première partie de son diptyque, Jón Kalman Stefánsson entremêle les époques, les histoires individuelles et les lieux : le Norðfjörður, dans les fjords de l’Est, où évoluent Margrét et Oddur, les amants magnifiques, et Keflavík, ce village de pêcheurs interdits d’océan, très marqué par la présence de la base militaire américaine. Dans une langue à la fois simple et lyrique, nourrie de poésie et de chansons de variétés, agissant comme autant de madeleines de Proust, l’auteur nous parle de mort, d’amour, de lâcheté et de courage. Mais ce récit délivre aussi un message d’espoir : même si le temps affadit les plus beaux moments, ces derniers restent vivants au cœur de l’homme, car le langage a le pouvoir de les rendre éternels. L’amour est le ciment et la douleur du monde.

Jón Kalman Stefánsson est un écrivain islandais né à Reykjavik en 1963. Il est l’auteur de recueils de poésie et de romans dont cinq sont publiés en français aux éditions Gallimard, tous remarquablement traduits de l’islandais par Éric Boury.